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Fally Ipupa Biographie : Originaire de la République démocratique du Congo. Voir ses vidéos en cliquant ici On dit de Fally Ipupa qu’il est ‘charmant, excellent danseur et doté d’une voix envoûtante’. Cet artiste est connu de tous pour être la pierre angulaire du groupe Quartier Latin de Koffi Olomidé, où il a évolué pendant presque dix ans. Fally Ipupa est né en 1977 à Kinshasa (République Démocratique du Congo), capitale africaine de la musique. Comme bon nombre des jeunes de sa génération, la musique sera d’abord son hobby avant de s’imposer comme une priorité dans sa vie au point de prendre le pas sur ses études. Très tôt, il se découvre un don pour la chanson avec sa voix cristalline, bouleversante, prédisposée à la rumba et aux chansons langoureuses. Dès lors il ne vivra qu’à travers et pour la musique. Il débute ses classes musicales dans divers petits groupes de Kinshasa (RDC) au début des années 90. Avide de découvertes et de renouveau, il ne s’éternise pas dans ces groupes et passe de formations en formations, pour finalement trouver sa place au sein d’un orchestre bien nommé : Talents Latents. Avec ses nouveaux coéquipiers, il attire l’attention du public kinois, lors des concours des orchestres en herbe de la capitale. Après cet épisode, Fally Ipupa travaille son chant et finit par attirer l’attention de Koffi Olomidé, dont il intègre l’orchestre (Quartier Latin) à la fin des années 90. Le jeune homme y trouvera finalement sa place et il en deviendra un des piliers incontournables. Depuis près de 10 ans, Fally Ipupa conforte son art et exprime son talent au sein du « Quartier Latin » ; il maîtrise de mieux en mieux l’écriture au fil des albums du groupe. Avec « Eternellement » et « Ko ko ko », deux chansons majeures dont il est auteur/compositeur, Fally prend du galon et gagne en assurance jusqu’à occuper en dépit de son jeune âge, le poste de chef d’orchestre. Le public congolais qui affectionne les sobriquets et les superlatifs ne tardera pas à le surnommer ‘Dicaprio’ pour sa beauté, ‘Anelka, le transfert le plus cher’ pour sa valeur, ou encore ‘La merveille’ pour son talent. Fally est musicalement curieux et gourmand. Ses goûts musicaux vont du classique au Hip-Hop, parmi ses modèles se trouvent Marvin Gaye, Shaggy ou Craig David. Ses influences mariées à son talent en font un artiste hors du commun, qui rêve des sonorités nouvelles, des aspirations qui ne sont pas évidentes à concrétiser dans un groupe comme Quartier Latin. C’est dans un souci de liberté artistique que Fally s’engage dans le projet d’un album solo et personnel, qui lui ressemble et qui mêle sans mal l’expression de sa créativité à celle de sa personnalité. Fally est le premier artiste congolais de sa génération à tenter l’aventure d’une carrière musicale bivalente, qui mêle innovation et tradition. En somme : Fally est un prodige qui vit avec son temps, sans oublier ses racines. « Droit chemin » sonne comme un réveil »
La musique congolaise est parmi les plus belles musiques que propose le continent noir. La rumba congolaise était la référence des rythmes qui faisaient danser les congolais et les africains. On se souvient de la belle époque qui vit naître les premiers icônes de la musique congolaise, qui firent la renommée de la musique du continent africain à travers le monde. Parmi les moments forts de cette époque, on retiendra que Rochereau Tabu Ley fut l’un des premiers qui exportèrent la rumba hors du continent africain, notamment à l’exposition universelle de Montréal en 1967, ou encore sur la scène de l’Olympia (Bruno Coquatrix) en 1970. Après cette époque glorieuse, la musique congolaise prit de l’ampleur, mais perdit sa noblesse au profit de la danse et des mises en scène chorégraphiées. Cette longue période de la course aux pas de danse les plus novateurs, se fera au détriment de l’émotion et l’harmonie symphonique, propre à cette grande nation de la musique moderne africaine. Bien qu’elle demeure encore leader et populaire en terre africaine, la musique congolaise évolue depuis dans le même train-train et a perdu la palme de l’originalité, tant toute les formations musicales servent continuellement le même tempo. Depuis que la rumba a fait place au Ndombolo, la musique du Congo ne s’écoute plus; elle se danse. La danse, voilà le dernier baromètre du succès pour les musiciens kinois. Depuis peu, la musique congolaise fait un retour à l’authenticité et retrouve peu à peu son oreille musicale. Ce retour à l’authenticité passe par la renaissance de la vieille garde musicale : Rochereau Tabu Ley et Wendo Kolosoy. Ce qui permet aux plus jeunes de découvrir leur patrimoine musical, même si cette jeunesse est aguerrie aux styles divers qui vont du classique au hip hop, elle reste néanmoins attachée à ses racines et apporte une couleur africaine à l’interprétation des nouveaux genres musicaux qu’elle pratique avec talent. C’est dans cette optique que la nouvelle vague de musiciens africains conçoit la musique et que Fally Ipupa se positionne, en défendant brillamment la musique congolaise dans un album cross-over, qui mélange habilement ses influences. Avec « Droit chemin », Fally Ipupa résout l’équation à plusieurs inconnues que pose un album world music, face aux styles musicaux nouveaux. C’est ainsi que guidé par l’inspiration, Fally livre un album cross-over qui sert de pont aux différents styles musicaux, qui agrémentent « Droit chemin ». Au gré des treize titres que comptent cet opus, Fally déploie son talent de manière originale et fait un clin d’œil aux styles musicaux qui rythment son quotidien, et par la même traverse le pont qui l’éloignait encore de ses modèles que sont : Marvin Gaye, Shaggy et Craig David. Fort d’une originalité artistique pleinement maîtrisée, dans un univers musical particulier qui aime allier nouveautés et racines, on peut sans nul doute considérer que « Droit chemin » sonne le réveil de la nouvelle rumba. Fally Ipupa réinvente la nouvelle musique congolaise, en donnant sa vision des musiques du monde. Une nouvelle icône pointe à l’horizon ; Fally Ipupa est une merveille.
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| FALLY IPUPA (Congo Kinshasa) |
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